Maria Bonita by Roger Colas
Published on Dec 15, 2006 in none
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Maria Bonita by Roger Colas
December 15, 2006
Roger Colas est père de huit enfants. Le benjamin, Roger Colas junior issu des liens de son mariage avec Lucienne St.-Paulin-Colas (“sa raison de v... More
Roger Colas est père de huit enfants. Le benjamin, Roger Colas junior issu des liens de son mariage avec Lucienne St.-Paulin-Colas (“sa raison de vivre” comme il avait coutume de l’appeler”) professe, lui aussi, au sein de l’orchestre Septentrional le métier de chanteur depuis le début du mois de janvier de l’année 2000, comme son père l’avait fait pendant vingt-cinq ans. De Roger le père, Roger jr., le fils a hérité du prénom ainsi que des composantes génétiques de la voix. C’est ce qui explique que la trame vocale du fils, se rapproche de plus en plus de celle du père. Du moins, le public en a la perception. Entre l’aîné des enfants de Roger Colas, Grégorov, et le benjamin, Roger junior, se sont succédé, sans tous les nommer Maria Terésa, Luisa Maria, Jocelyne, Fito … etc. Depuis le jour de son intégration au sein de l’équipe-septent, Roger Colas a toujours su faire palpiter le cœur de ses fans et leur prodiguer la joie de vivre. Pendant toute sa vie d’artiste, sa classe s’est confirmée. De façon originale, il a animé avec une ardeur et un talent inouïs, les heures intimes des soirées de Septent. Il a, tout simplement créé une spécialité dont Septent n’a eu, pour essayer de soutenir la concurrence que le Jazz des Jeunes en amont, avec Gérard Dupervil jusqu’en 1965, et en aval, les Ambassadeurs avec Essued Fung Cap, Pascal Albert et Marc Yves Volcy. Ces deux groupes musicaux, pourtant, n’ont jamais su égaler Septent dans la réalisation de ces heures intimes inoubliables avec Roger Colas, qui, malgré lui, ou peut-être, grâce à lui, aura fait tant de bien à tant de monde. Roger Colas n’était donc pas un simple exécutant à qui le ciel avait fait don d’une belle voix, (en avait-il une?), et qui avait la chance d’être accompagné, pendant un quart de siècle environ, par un grand orchestre. Roger était, avant tout un artiste mais surtout un créateur dont le talent s’appréciait sous deux aspects particuliers. Premier aspect : l’authenticité (l’inspiration) Quand une nouvelle chanson est proposée à Roger Colas, notamment l’interprétation d’une pièce d’une formation musicale autre que Septentrional (étrangère ou haïtienne), on dirait, en comparant la pièce originale avec la “version-Colas”, que Roger, au préalable, a mastiqué, avalé puis digéré la partition originale afin d’en être bien imprégné pour mieux, après, pouvoir nous la rendre. Strangers in the night, Madame, Ste Totoche, et plus tard, Ala traka~twa bébé et l’adaptation des chansons d’Agustin Lara en sont des exemples édifiants. Deuxième aspect : le travail assidu (la transpiration) Roger Colas ne se contentait pas de créer dans ses interprétations; il était aussi un compositeur bien inspiré et surtout un excellent parolier. C’est d’ailleurs pour cela, qu’à chaque fois qu’il nous offrait une de ces créations, il y avait toujours un «je ne sais quoi» qui fait que l’on reconnaissait, quelque part, la touche du génie. Au gré du souvenir, sans aucune prétention d’exhaustivité, énumérons quelques unes de ses compositions (prises ici au sens large sans prendre en considération le fait que Roger en soit l’auteur, le coauteur ou l’auteur-compositeur): Pasé cheve, Fè pam(kaporal), Vierge des Vierges, Claudie, Sansasyonèl, Ne pleure pas, San médam yo, Rien que toi, Pouki sa (janjan), Face à l’autre, Èrzuli, Romance à Maria, La Fanmiy, Sa ou té kwè ou té fè, Fierté, Oublie-moi, Ayibobo, et … pour la fine bouche … Esperame (solèy té fi n kouché ou pa bliyé) de concert avec Max Piquion. Si une belle voix est un don gratuit du ciel, devenir virtuose est le résultat d’un travail assidu, de la volonté, de la détermination et du professionnalisme. L’on ne devient pas Mozart, Beethoven ou Bach, – Louis Armstrong, Charlie Parker ou Miles Davis – Duke Ellington, Count Basie ou Benny Goodman – Perez Prado, Bény More ou Tito Puente – James Brown, Michael Jackson ou Madona – Lumane Casimir, Cyriaque Achille Paris ou Althiéry Dorival – Antalcidas Oréus Murat, Gérard Dupervil, Alfred “Frédo” Moïse, Gesner Henry, Ansy Dérose, Guy Durosier ou … Roger Colas … par hasard. L’inspiration, c’est à dire le talent pur, ne compte que pour 35% ; tout le reste est de la transpiration, c’est à dire, du travail assidu. Cette formule lapidaire illustre, pourtant, à 100%, le phénomène Roger Colas, qui pendant les trente et une dernières années de sa vie, passait le plus clair de son temps à pratiquer son instrument, c’est à dire, LA VOIX . Less
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